pix: DondonPachi (shoot)
A force de pérégrinations sur le net, et de se consacrer à diverses passions de manière intense, on arrive parfois à faire des curieuses analyses en termes de liens qui unissent des thèmes qui paraissent à première vue très différents les uns des autres.
Si internet m'a enseigné une chose, c'est qu'il existait des gens extrêments politisés qui passaient leur temps à remettre en cause la légitimité des médias classiques (télévision mainstream, radios...) et posaient le problème de la représentativité de ces derniers, jugée dans certains cas complètement inexistante. Dans le même ordre d'idée, la société de consommation, apparaitrait comme un pilier de cette absence de représentativité du fait de la main-mise de la publicité sur le financement de ces mêmes médias, qui du coup fausseraient le point de vue objectif supposé d'un média digne de ce nom. Un raccourci est alors établi entre d'une part la critique de l'objectivité des médias et leur allégeance à la puissance publicitaire, et à la société de consommation, cette dernière présentée comme essentiellement dommageable à l'exercice d'un esprit critique en général, et donc à une émancipation quelconque.
La société de consommation, si je reprend la formule d'un enseignant de l'université de Nanterre, « c'est une forme de bonheur qu'on promet aux gens dans le fait de posséder des choses », or cette forme de bonheur, est le plus souvent proposée par de grandes sociétés telles que l'industrie du jeu vidéo, du cinéma, du livre...
Mais si on prend l'exemple des conséquences du marché du jeu vidéo , de la bande dessinée et d'une partie de la musique, on se rend compte que cette société de consommation supposée pervetisante
par ses détracteurs, (mon propos n'est pas de glorifier le concept de société de conso), a au contraire permis la résurgeance d'un fort esprit d'indépendantisme de la part de certains médias, qui
ont baignés eux dans une forme de consommation un peu « décalée » ou "segmentante" qu'il veulent de ce fait conserver.
Cela ne renvoie pas vraiment à un phénomène nouveau vous me direz (en ce qui concerne la musique), mais ppour ce qui est de la télévision française, c'est une première, la preuve en est de la
chaine de télévision NOLIFE.
Avec un staff composé essentiellement de personnes ayant baignés dans la culture pop japonaise de manière générale, que ce soit vis-à-vis de la musique, du cinéma, du jeu vidéo (qui oserait faire autant de retrogaming où proposer autant de clips de musique japonaise?), des animateurs choquants pour les non avertis (par leur style, ce qui n'est pas péjoratif dans mon propos je précise).
Tout ça pour dire que j'ai l'impression que dans une certaine mesure, cette société de consommation (dans laquelle ces gens ont manifestement baignés ce qui les a amenés à monter un tel projet) peut effectivement pousser à une forme de conscience d'indépendantisme médiatique, et nolife en est à mon sens l'exemple le plus abouti.
J'espère que vous m'avez suivi, c'était mon quart d'heure relfexion du jour ^^'